ThèmeLa jurisprudence et son fondement
288 hadiths
288 hadiths
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier, il disait : « J’ai dirigé, en tant que monothéiste, mon visage vers Celui qui a créé les Cieux et la Terre et je ne suis pas du nombre des polythéistes ! Ma prière, mes rites, ma vie et ma mort sont voués à Allah, le Seigneur de l’Univers, sans rien Lui associer ! Voilà ce qui m’a été ordonné et je suis du nombre des soumis. Ô Allah ! Tu es le Souverain ! Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi ! Tu es mon Seigneur et je suis Ton serviteur ! J’ai été injuste envers moi-même et je reconnais mes péchés, alors pardonne-moi tous mes péchés, car Toi seul pardonnes les péchés ! Guide-moi vers les meilleurs caractères, car Toi seul guides vers les meilleurs caractères ! Débarrasse-moi des mauvais caractères, car Toi seul débarrasses des mauvais caractères ! J’accoure vers Toi ! Tout le bien est entre Tes mains et le mal ne vient pas de Toi ! Je vais par Toi et vers Toi ! Béni et Éxalté sois-Tu ! J’implore Ton pardon et je me repens à Toi ! » Et lorsqu’il était incliné, il disait : « Ô Allah ! C’est pour Toi que je m’incline, c’est en Toi que je crois et c’est à Toi que je me soumets ! Mon ouïe, ma vue, ma chair, mes os et mes nerfs se recueillent devant Toi ! » En se relevant, il disait : « Ô Allah ! Notre Seigneur ! Loué sois-Tu, autant que pour remplir les Cieux, pour remplir la Terre, pour remplir ce qui se trouve entre les deux et pour remplir tout ce que Tu veux d’autre ! » Et lorsqu’il était prosterné, il disait : « Ô Allah ! C’est pour Toi que je me prosterne, c’est en Toi que je crois, c’est à Toi que je me soumets ! Mon visage s’est prosterné devant Celui qui l’a créé, qui lui a donné forme et qui en a sorti l’ouïe et la vue ! Béni soit Allah, le Meilleur des Créateurs ! » Enfin, entre les éloges et les salutations, l'une des dernières choses qu’il disait était : « Ô Allah ! Pardonne-moi pour ce que j’ai accompli et ce que j’accomplirai, pour ce que j’ai accompli en privé et ce que j’ai accompli en public, pour mes excès et pour ce que tu connais mieux que moi ! Tu es Celui qui avance les choses et Celui qui les recule ! Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! »Rapporté par Muslim
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier la nuit, il disait [en ouverture de sa prière nocturne] : " Ô Allah, notre Seigneur ! Loué sois-Tu ! Tu es le gardien des Cieux et de la Terre. Loué sois-Tu ! Tu es le Maître des Cieux, de la Terre et de leurs habitants. Loué sois-Tu ! Tu es la Lumière des Cieux, de la Terre et de leurs habitants. Tu es la vérité, Ta Parole est la vérité, Ta promesse est la vérité, Ta rencontre est la vérité, le Paradis est une vérité, l’Enfer est une vérité, l’Heure est une vérité. Ô Allah ! C’est à Toi que je me suis soumis, c’est en Toi que j’ai cru, c’est en Toi que je place ma confiance, c’est par Toi que j’argumente contre autrui et c’est Toi que je prends pour juge. Pardonne-moi donc ce que j’ai fait et ce que je ferai, ce que j’ai fait en privé et ce que j’ai fait en public, et ce que Tu connais mieux que moi. Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi ! »Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
Laqîṭ ibn Ṣabirah (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'étais le chef de la délégation des Banî Al-Muntafiq - ou j'étais parmi la délégation des Banî Al-Muntafiq - qui est venue à la rencontre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Lorsque nous arrivâmes, nous ne trouvâmes pas le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) chez lui mais seulement ‘Â’ishah (qu'Allah l'agrée), la mère des croyants. Elle ordonna de nous préparer un plat appelé « Al-Khazîrah » qui nous fut apporté. Ensuite, on nous apporta un plateau (« Qinâ’ ») contenant des dattes (Qutaybah ne mentionna pas ce plateau). Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est venu et demanda : « Avez-vous pris quelque chose - ou bien a-t-on ordonné de vous préparer quelque chose ? - Nous avons répondu : Oui, ô Messager d'Allah ! » Alors que nous étions assis auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), un berger surgit soudainement avec son troupeau de moutons qu'il dirigea vers la bergerie ; il avait en sa possession un agneau nouveau-né qui pleurait. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui demanda : « Qu'a-t-elle mise au monde, ô Untel ? - Il répondit : Une brebis ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répliqua : Égorge donc pour nous un mouton à sa place ! » Puis, il m’a dit : « Ne pense pas que j'ai égorgé ce mouton pour toi, mais nous avons cent moutons et nous ne voulons pas que leur nombre s'accroisse. Alors, lorsqu’une brebis vient au monde, nous égorgeons en échange un mouton. » J’ai alors dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai une femme qui est vulgaire dans son langage ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Divorce-la donc ! - Je répliquai : Ô Messager d'Allah ! Elle me tient compagnie et en plus, j'ai des enfants avec elle ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : Ordonne-lui et sermonne-la car si elle a du bien en elle, certes elle t'obéira ! Et ne frappe pas ton épouse comme tu frappes ton esclave ! » Puis, j’ai demandé : « Ô Messager d'Allah ! Informe-moi au sujet des ablutions ! - Il répondit : Accomplis parfaitement tes ablutions, fais couler l'eau entre tes doigts et inspire profondément l'eau par le nez, sauf si tu jeûnes. »Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par Aḥmad - Rapporté par Ad-Dârimî
Abû Bakrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le temps a tourné comme le jour où Allah a créé les cieux et la terre. L'année compte douze mois, dont quatre sacrés, trois qui se suivent : Dhul Qa'dah, Dhul Ḥijjah, Al-Muḥarram et Rajab, le mois de Muḍar, qui se trouve entre Jumâdâ et Sha'bân. » Puis il demanda : « Quel mois sommes-nous ? » Nous répondîmes : « Allah et Son Messager savent mieux ! » Il se tut tant que nous pensâmes qu'il allait le désigner par un autre nom. Il dit : « N'est-ce pas Dhul Ḥijjah ? - Mais si ! répondîmes-nous. - Il demanda : Quel est ce pays ? - Nous répondîmes : Allah et Son Messager savent mieux ! » Il se tut tant que nous pensâmes qu'il allait le désigner par un autre nom. Il dit : « N'est-ce pas la Cité ? - Nous répliquâmes : Mais si ! - Il poursuivit : Quel jour sommes-nous ? - Nous répondîmes : Allah et Son Messager savent mieux ! » Il se tut tant que nous pensâmes qu'il allait le désigner par un autre nom. Il s'exclama : « N'est-ce pas le jour du sacrifice ? - Nous répondîmes : Mais si, ô Messager d'Allah ! - Il continua : Certes, votre sang, vos biens et votre honneur vous sont interdits au même titre qu'est sacré votre jour-ci, dans votre pays-ci, en votre mois-ci. Vous rencontrerez votre Seigneur et Il vous interrogera sur vos œuvres. Ne redevenez donc pas mécréants ou égarés après moi en vous entretuant ! Que le présent transmette à l'absent ! Car il se peut que certains à qui on le transmet comprennent mieux que certains qui l'ont entendu ! » Puis, il demanda : « Ai-je transmis ? - Nous répondîmes : Oui ! - Il dit alors : Ô Allah ! Sois en témoin ! »Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim